Ganong Bros., Limitée

Ganong : la raison pour laquelle St. Stephen est la Capitale canadienne du chocolat

L’histoire commence lorsque les frères James et Gilbert Ganong ouvrent un petit magasin d’épicerie en 1873. Au début, l’achat et la vente de la confiserie ne représentait qu’une petite partie de leurs affaires. Mais les frères se rendent rapidement compte qu’ils doivent se spécialiser en certains produits afin d’être concurrentiels. Ils se spécialisent en la vente d’huîtres fraîches et en la fabrication et la vente de leur propre marque de savon, parmi d’autres produits.  

Mais c’est en fabricant et en vendant de la confiserie qu’ils trouvent finalement leur créneau et que l’entreprise qui deviendra la plus ancienne confiserie familiale au Canada est lancée. C’est à cette même époque qu’ils adoptent leur devise singulière : la qualité, avant tout.

Au fil des ans, l’entreprise Ganong a fait œuvre de pionnier en plusieurs aspects de la fabrication de la confiserie et du chocolat, dont :   

  • L’introduction du bonbon « Chicken Bone » (‘os de poulet’ en anglais) : un bonbon rose à l’essence de cannelle fourré de chocolat semi-sucré en 1885
  • Le développement et l’introduction de la première sucette au Canada en 1895
  • L’adoption de l’héroïne acadienne littéraire, Évangeline, leur symbole officielle ou logo pendant 75 ans, en 1904 
  • L’invention et l’introduction de la première tablette de chocolat aux noix en Amérique du Nord en 1909
  • L’utilisation du papier cellulosique importé de la France en 1920
  • L’introduction de la boîte de chocolats en forme de cœur. Présentée pour la première fois à Noel, elle devient le symbole incontournable de la Saint-Valentin en 1932
  • L’utilisation de fruits véritables en forme de purée pour fabriquer les friandises aux fruits en 1988

Tous les présidents de l’entreprise sauf un étaient des membres de la famille. Gilbert Ganong, Arthur Ganong (que l’on surnommait « Mr. A.D. »), Whidden Ganong, David Ganong, Doug Ettinger et Bryana Ganong, ont tous et chacun joué un rôle clé en matière de la croissance et du succès de l’entreprise, face à des sinistres, à la concurrence acharnée et souvent déloyale, au coût exorbitant des denrées et parfois à la taxe exorbitante sur le sucre.  En enregistrant le nom de son entreprise il y a plus d’un siècle, Gilbert Ganong avait inscrit : « Marchands à commission, etc. » Dans les années à suivre, il disait souvent : « C’est l’etc. qui nous a sauvé ». À ce jour, « l’etc. » signifie la confiserie et les chocolats en boîte les plus fins!